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DOCUMENTS.
XLIV 1672. 15 septembre.
CONTRAT DE MARIAGE ENTRE JEAN-BAPTISTE AUBRY BT GENEVIÈVE BÉ JARD.
Minutes de M* Durant.
Furent présents sieur Léonard Aubry, paveur ordinaire des bâti­ments du Roi, et Anne Papillon, sa femme, de lui autorisée, de­meurant rue Saint-Honoré, paroisse Saint-Germain l'Auxerrois, stipulant pour sieur Jean-Baptiste Aubry, sieur des Carrières, leur fils, aussi paveur desdits bâtiments, à ce présent, de son consente­ment, d'une part; et damoiselle Geneviève Béjard, veuve de feu Léonard de Loménie, sieur de la Yillaubrun, demeurant place du Palais-Royal, susdite paroisse, fille de défunts Me Joseph Béjard, procureur au Châtelet, et Marie Hervé, sa femme, ses père et mère, pour elle et en son nom, d'autre part. Lesquelles parties volontai­rement reconnurent et confessèrent, en la présence de leurs parents et amis ci-après nommés, savoir, de la part dudit futur époux : de Sébastien Aubry, frère ; Pierre le Viez, chevalier, médecin général de Tordre et milice du Saint-Esprit, archi-hospitalité de toute la Chrétienté1, beau-frère; damoiselle Anne Aubry, safemme; damoi­selles Marie et Barbe Aubry, sœurs; Jean de Granouilhet, écuyer, sieur de Sablières, intendant de la musique de Monsieur, duc d'Oans ; Andde Vivensan, seigneur de Bussy, ci-devant gentilhomme de la chambre de mondit sieur ; Louis Raymond, sieur des Cluzeaux, garde du Roi en la prévôté de son hôtel, amis; et de la part de ladite future épouse : de Jean-Baptiste Poquelin de Molière, valet de chambre et comédien ordinaire du Roi, beau-frère à cause de da­moiselle Claire-Armande-Grésinde Béjard, sa femme; Louis Béjard, ingénieur du Roi, frère ; François Brossard, marchand à Paris, MeFran­çois Coiffier, ci-devant huissier ordinaire du Roi en son grand Con­seil , amis; avoir fait entre eux les traité, conventions et promesses de mariage qui ensuivent : c'est à savoir que lesdits sieur Jean­Baptiste Aubry et damoiselle Geneviève Béjard s'être, du consente­ment des dessusdits, promis prendre l'un l'autre par nom et loi de mariage, etc., pour être uns et communs en tous biens meubles et conquêts immeubles, suivant la coutume de Paris, sans être tenus des dettes Fun de l'autre faites avant leur mariage, et si aucunes y
1. Cet ordre est plus connu sous le nom d'ordre du Saint-Esprit de Mont­pellier.